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 Ne te retournes jamais [Libre]

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Mystra
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MessageSujet: Ne te retournes jamais [Libre]   Mer 6 Nov - 21:57



3ème jour du 1er mois
Saison Printanière de l'an 1000


Ne te retournes jamais

Vivre avec ses souvenirs, ne rien regretter... pour l'éternité


Cyric... Kelemvor...
Notre humanité n'est-elle pas ce qui nous manque aujourd'hui...
Peut être aurions-nous du refuser cette éternité offerte,
ces pouvoirs immenses confiés à nos soins.
Avions-nous le choix de refuser, l'avons-nous seulement voulu...
Nous avons désiré ce que nous possédons, toi Cyric plus que nous autres.
Mais... n'avons-nous pas perdu quelque chose de précieux en y succombant...


Assise sur le rebord du balcon de marbre blanc, les prunelles claires de la déesse observent l'effervescence de la Cité de Lunargent qui se dessine en contre bas. Cela fait bien longtemps qu'elle n'était venue ici, dans cette salle perchée au sommet de la plus haute tour du Palais d'Argent. Un salon caché dans les combles où règne un bazar assez inimaginable. Des livres couverts de poussière s'entassent un peu partout, jonchant diverses étagères ou directement abandonnés sur le sol. Il est certain que la pièce n'a pas vu l'ombre d'un poil de balais depuis des mois, voire des années.

« Que fais-tu donc en ce moment... Kelemvor » Murmure-t-elle, presque absente, alors qu'elle pose son menton dans la paume de sa main.

Depuis qu'elle succéda à l'ancienne Mystra et que Kelemvor se vit confier les rênes du Royaume des morts des mains d'Ao lui-même, ils ne s'étaient que très rarement revus. Certes, la situation parfois chaotique des mondes leur avait permis de se retrouver parfois. Mais cela était toujours au sein de rassemblements plus ou moins importants, jamais seuls. Depuis ce jour, remontant à près d'un millénaire, ils n'avaient jamais pris le temps ou provoqué l'occasion de se reparler en tête à tête. Sans doute est-ce mieux ainsi finalement... Ne peut-elle s'empêcher de penser par moment. Après tout, si chacun d'entre eux montre de l'assiduité et de l'application, l'un à gérer le monde des morts, l'autre à préserver la Toile, l'accession à ces mêmes statuts divins avait provoqué une profonde déchirure dans le coeur commun qu'ils partageaient à l'époque.

Un bref soupir s'extirpe de la poitrine de la Divine. A quoi sert-il de ressasser encore cette rengaine. Les choses sont ainsi. Les évènements ne laissaient pas de place à autre chose qu'à leurs nouvelles fonctions, aussi divines et fantastiques soient-elles. L'amour n'est-il possible que pour les mortels ? Non, elle ne le croit pas, même aujourd'hui. Malgré des relations plus qu'étranges, Talos et Umberlie n'en sont-ils pas la preuve irréfutable ?
Peu importe. Les choses sont ainsi, et il est inutile de revenir sur ce point.

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Tempus
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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Jeu 7 Nov - 15:25

Tempus n'était pas du genre à se lamenter sur le passé. Ce qui était fait était fait. Le seul intérêt pour lui du temps révolu se trouvait dans les leçons qu'on pouvait en tirer. Bien sûr, le dieu de la guerre n'était pas un grand sentimental mais plutôt un esprit libre qui se laissait dériver dans l'éternité de son existence. Il n'avait pas vraiment de but ni de grande passion qui le tenait occupé. Bien sûr, certaines choses le divertissait comme le fait de tenir l'équilibre de la balance entre le bien et le mal mais tant qu'aucune divinité ne bougeait pour faire pencher le statut quo d'un côté ou de l'autre, Tempus n'avait d'autre choix que de s'échouer sur le banc de sable du chômage technique. Les querelles des mortels ne l'intéressait guère et bien que beaucoup eurent essayer de s'arroger ses faveurs bien peu avaient présenter un cœur assez fort pour l'intéresser.

Il s'ennuyait donc fermement depuis la fin de la dernière crise et délaissait de plus en plus souvent sa demeure du Shaar pour errer par delà les campagnes sous sa forme purement humaine. La majorité de son temps était d'ailleurs passé dans des charrettes de foin qui transitait de villes en villages, à dormir et paresser. Il se surprenait donc souvent à découvrir sa destination en fin de journée.

Ce fut lors de l'un de ces périples bucoliques qu'il se surpris un beau matin, ayant dormi toute la nuit dans une écurie, à se retrouver aux portes de Lunargent, la ville entourée de puissantes montagnes d'où perlaient d'immenses chutes d'eau, telles des voiles d'argents. Les hauts murs de la cité qui la délimitaient offraient un spectacle ravissant bien que piètre en comparaison des géants de pierres qui les cernaient. Au sein des remparts perçait cependant une flèche métallique en l'honneur de la lune. C'était le sommet de la tour du palais d'argent qui s'élevait encore plus haut que les protections de la ville. Là était la demeure de Mystra et d'Azouth. Le second s'était éclipsé depuis quelques temps mais Tempus devinait la présence de la Dame des Mystères en son sein.


Sans vraiment s'en soucier, le Marteleur ou, devrait-on l'appeler en cet instant, le Randonneur pénétra dans l'enceinte de Lunargent d'un bon train. Il ne fut pas inquiété par la garde qui le laissa passer sans vraiment lui accorder d'importance. Il fallait dire que Tempus n'avait pas une classe divine sur le moment, préférant passer incognito dans des vêtements normaux que de déclencher les trompettes et d'émoustiller l'excitation de toute la marmaille mortelle de cette bonne Mystra.

Il passa quelques heures au marché, goutant les produits locaux qu'il affectionnait, laissant sa curiosité être piquée par les nouveautés en tout genre, mais passant son chemin sans grande discrétion quand il se retrouva au beau milieu du quartier des lanternes dont les sirènes essayèrent en vain de le séduire. Il eut même quelques avances de la part de quelques hommes travaillant dans des établissements de charme. S'extirpant non sans une certaine gêne, mêlée d'agacement à l'encontre de sa propre inattention, de cette partie de la ville, il se retrouva bien vite devant les portes du fameux palais d'argent. Observant avec intérêt ses hauteurs, une idée un peu folle lui vint à l'esprit.

Cherchant à mettre en œuvre celle-ci, il fit rapidement le tour de l'édifice pour chercher l'endroit le moins exposé à l'attention des gardes et, alors que la nuit se mettait à tomber, il entreprit d'exécuter son plan, tout en priant pour ne pas se faire repérer par la déesse des lieux. Le but de son entreprise idiote était de rejoindre une petite corniche près du sommet de la tour maîtresse pour pouvoir apprécier la vue nocturne de la ville et du ciel tout en dégustant une bonne bouteille de vin elfique qu'il tenait entreposer dans sa besace. Bien sûr, cet exploit n'était pas à la portée de tout le monde, mais Tempus était un Dieu et en tant que tel ses connaissances et ses aptitudes physiques, sans mentionner sa force mystique, était bien supérieures à ce qu'aucun mortel ne pourrait jamais rêver d'avoir. Il laissa donc filtrer un peu de sa nature divine et s'élança donc à la conquête de ce sommet. Avec légèreté, il escalada la façade, s'aidant des rares renfoncements qu'il trouvait et des nombreux balcons qui la façonnait. Quand enfin il arriva à destination, la lune avait déjà pris place à l'horizon et semblait s'élancer pour rattraper le soleil qui s'était caché.

Satisfait de ne pas s'être fait prendre la main dans le sac par un mortel, il entreprit de défaire son paquetage et d'apprécier cette soirée sur le toit le plus haut de cette cité.

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Mystra
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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Jeu 7 Nov - 16:29



3ème jour du 1er mois
Saison Printanière de l'an 1000


Tempus

Fils de la Guerre et de la Force, enfant prodige du Chaos

L'équilibre est un savant mélange de forces parfaitement opposées.
Il est de ces êtres capables de le maintenir sur la frêle frontière qui le caractérise.
Ni trop de guerres, ni pas assez. Ni trop de poigne, ni pas assez.
Le juste équilibre, alternant la paix et la colère, la passion et la quiétude.
Un équilibre qui se nomme Tempus.


« Dame Mystra... »

Une voix légère, presque fluette, se distingue à travers la faible pénombre de la pièce. Relâchant sa contemplation des dernières heures passées sur le rebord de ce balcon de marbre, la divinité tourne la tête vers la jeune elfe qui vient d'entrer dans la pièce. Jeune... si l'on considère un être âgé de plus de 300 ans ainsi. Mais bien que certains humains aient encore quelques difficultés à entendre la profonde longévité de la race elfique, cette longue chevelure blanche qui encadre deux perles violines est on ne peut plus juvénile au regard de ses pairs.
Un léger sourire accompagnant le regard très doux qu'elle lui adresse, suffit à faire comprendre à l'elfe qu'elle peut expliquer le motif de sa venue.

« Le conseiller de la Cité des Airs vient de repartir. Tout c'est très bien passé avec Dame Alustriel »

« Je vois... Cela est bien ainsi. Merci d'être venue jusqu'ici pour m'en informer Laïa » Répond-elle d'une voix douce alors que ses prunelles se replongent vers l'agitation citadine qui règne en contrebas.

Sonnant la fin de ce court entretien, la jeune elfe adresse un délicat sourire à la Dame des Mystères avant de prendre congé.
Replongeant dans les affres du tumulte mortel, Mystra fixe avec un certain amusement les habitants et visiteurs de Lunargent qui se mouvent aux pieds de son palais. Quel entrain... discussions, rires, éclats de voix, entente ou mésentente rythment le quotidien de cette Cité des plus cosmopolites, l'une des plus belles de Faerun si l'on en croit le récit des barbes et autres conteurs populaires qui parcourent les mondes.

Une sensation pour le moins étonnante la tire de sa contemplation du monde mortel. Brève, comme l'ombre d'un songe qui se dissipe au réveil, elle est fugace, presque impalpable. Si elle n'incarnait pas la Magie en ce monde et dans tous les autres de surcroît, sans doute n'y aurait-elle pas pris plus garde que cela. Sur le moment la Divine ne bouge pas, fermant rapidement les yeux en se concentrant sur la faible émanation de pouvoir qui vient de chatouiller ses sens. Un délicat sourire amusé se dessine sur son visage lorsque ses yeux se rouvrent. Tempus.

Il est rare que le Dieu se rende à Lunargent pour une autre raison qu'officielle. Or il semble qu'aujourd'hui le motif de sa présence soit tout autre tant il essaie de camoufler son aura autant qu'il le peut. Un principe qui intrigue fort la Magie. Tempus n'est pas divinité à faire preuve de discrétion en toutes circonstances, et a contrario s'il serait bien stupide de le présenter comme un rustre pataud et sans la moindre subtilité. Cependant... de là à camoufler son aura pour éviter d'être repéré, il est certain que c'est rarement dans ses habitudes.

Ses iris clairs dérivant vers l'astre lunaire qui a désormais repris ses droits au sein du firmament, Mystra se demande quelle attitude elle va devoir adopter face à la visite pour le moins impromptue du Dieu de la Guerre. Il s'agirait de quelqu'un d'autre, de Shar, de Lolth ou de... Cyric, elle aurait réagi promptement. Mais le cas présent est sans commune mesure, la présence de Tempus ne revêtant pas la moindre auréole d'une menace quelle qu'elle soit.
Toute à sa réflexion, les paupières de la divinité se teintent d'une expression rieuse lorsqu'elle le ressent tout proche d'elle. Oui... il a élu domicile sur le toit même de sa tour. Quelle ironie et voilà un coup de sort qui fixe bien involontairement ce qu'il convient de faire.

Son sourire disparait en même temps que l'enveloppe charnelle de Mystra se disperse aux quatre vents, ne laissant plus perdurer qu'une brève impression éphémère près du rebord du balcon sur lequel elle était installée jusqu'alors. Apparaissant aux côtés de Tempus dans un léger halo opalescent, les pieds de la divinité effleurent le toit de la tour alors qu'elle se penche par-dessus l'épaule du Dieu en lui adressant un sourire amusé.

« Tu ne serais pas reparti sans venir me saluer j'espère » Lance-t-elle d'un ton espiègle alors qu'elle prend place à ses côtés avec la délicatesse d'une plume. Puis jetant un bref coup d'oeil vers la sacoche qu'il est entrain de déballer elle ajoute « Une petite envie de pique-niquer sur mon toit peut être ? »


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Téléportation : 1 point d'ET

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Tempus
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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Jeu 7 Nov - 17:41

Pincé... Il aurait été surprenant que cela ne soit pas le cas, en réalité. La mère de la magie ne saurait être dupée dans sa propre cité, Tempus le savait bien, et pourtant... Et pourtant, il avait voulu tenter sa chance, tel un félin en proie à des envies d’ascension il n'avait pu réprimer le désir de se percher sur cette tour pour apprécier la fraicheur de la nuit. Quand le dieu de la guerre s'ennuyait, il lui arrivait de laisser échapper une facette de sa personnalité que d'aucun pourrait qualifié de curieuse et ingénue. Sunie lui avait d'ailleurs, un jour, fait la remarque que, lorsqu'il s'apprêtait à agir ainsi, elle jurait voir pousser sur le visage du dieu de la guerre des moustaches de chat frétillantes tant son expression était absorbée par l'idée stupide qui lui avait traversé l'esprit.

Alors que l'expression dubitative de son ancienne maîtresse lui revenait à l'esprit, il se dit que pour une fois elle avait peut-être raison. Bien sûr, tous les dieux supérieurs connaissaient la nature mutine de leur confrère qui en temps de désœuvrement pouvait avoir les comportements les plus étranges et inattendus. L'exemple le plus marquant étant bien sûr la fois où il avait entrepris d'excaver une montagne entière pour en agrandir une autre dans le seul but d'avoir une vue imprenable sur l'horizon. A bien y réfléchir, ses obsessions tournaient très souvent autours d'objets en hauteur. Même pour le dieu, ce fait était curieux.



« Tu ne serais pas reparti sans venir me saluer j'espère »



La voix de Mystra qu'il venait de sentir apparaitre derrière lui était espiègle. Prendre son confrère la main dans le sac semblait beaucoup l'amuser. Tempus se sentait quant à lui assez embarrassé comme son ton faussement détaché le prouvait clairement :

"Ah ! Mystra... Quelle surprise de te voir... Non enfin si mais... non, bien sûr que non, voyons. "

Une légère sueur froide coula dans son dos alors qu'il tentait de reprendre le contrôle d'une situation qui lui échappait. Son regard était rieur mais même le moins imaginatif des mortels pouvait clairement se représenter les fines moustaches de chat frémissantes sur la frimousse du dieu.

« Une petite envie de pique-niquer sur mon toit peut être ? »


Ce fut le coup de grâce et Tempus laissa échapper un soupir alors que la déesse s'installait à ses côtés.

"Je sais que c'est stupide maintenant que j'y pense mais sur le coup ça me semblait être la meilleur idée qui soit. J'ai vu ta tour et je n'ai pas pu m'empêcher d'y grimper au risque de me faire surprendre et de mettre toute ta ville en émoi. Peut-être devrais-je ordonner l'extension de mon temple pour y ajouter une tour..."


Soudain pensif à cette idée, il prit dans sa sacoche une grappe de raisin fraichement achetée et en détacha un grain pour le déguster. Revenant la seconde suivante à la réalité où il avait oublier ses manières :



"Mais, je t'en prie, sert toi dans mon butin, il y en a largement suffisamment pour nous deux. J'ai même une bouteille de vin d'Uldyas, il n'y a pas meilleurs vin pour égayer une soirée au clair de lune."

Sur cet entrefaite, il fouilla dans la large poche de cuir, découvrant ce faisant pléthore de fruits luxuriant et de douceurs enveloppées, pour en tirer une bouteille remplie d'un liquide bleuté ainsi que deux coupe plates mais larges. Il en tendit une à la déesse avant d'entreprendre d'y verser le vin avec soin et courtoisie. La boisson semblait riche et l'arôme qu'elle dégageait, complexe et volatile, suffisait à émoustiller même les dieux selon la légende.

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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Jeu 7 Nov - 19:49



3ème jour du 1er mois
Saison Printanière de l'an 1000


Profiter du temps présent

Avant qu'il ne se dissipe derrière une opaque fumée noire

Un jour prochain, tu trouveras ce qui te correspond.
Un jour prochain, tu sauras ce qu'il te faut pour être heureux.
Un jour prochain, tu réaliseras quelles ont été tes erreurs.
Un jour prochain, tu comprendras pourquoi.

Le jour viendra où tes jours s'illumineront des réponses qui doivent être données.


« Surprise... vraiment... »

Dans le ton de sa voix cristalline il est aisé de percevoir l'amusement provoqué par cette situation. Il est surpris de la voir... dans sa propre cité, sur le toit de son propre palais... Non mais franchement Tempus, que lui chantes-tu là.
Prenant place à ses côtés, elle lui adresse un sourire qui démontre clairement qu'aucune colère ou contrariété ne se profile dans son coeur. Elle n'est pas en mauvais terme avec Tempus, même s'ils n'ont jamais été particulièrement proches par le passé. Alors elle serait plus contente de le voir que l'inverse, quelles que soient les circonstances.

« Peut être devrais-tu oui. Enfin... tant que tu ériges plutôt que l'inverse, je pense que tout le monde en sera satisfait » Lance-t-elle en laissant échapper un léger rire.

Mystra déguste avec délice le vin elfique apporté par Tempus, étant l'un des petits péchés mignons mortels qu'elle s'accorde encore depuis son accession au divin, mais ne touche pas aux différentes gourmandises qui emplissent la sacoche du Dieu. Après que leurs coupes eurent tintées l'une contre l'autre en un geste si mortel, Mystra dévisage Tempus de longues secondes avant de briser le léger silence qui s'est instauré.

« Tu es le bienvenu à Lunargent Tempus. J'espère que tu le sais. Alors si les conditions de ton apparition m'ont étonnée, il est vrai, saches que tu peux escalader cette tour à chaque fois que l'envie t'en prendra »

Ses mots sont prononcés d'une voix aimable et sincère. Même si ces dernières paroles peuvent être interprétées comme de la moquerie, il suffira d'observer le sourire qui s'affiche sur ses traits pour comprendre dans l'instant que ça n'est pas du tout le sentiment qu'elle leur inculque.

Ses prunelles délaissent le Divin pour se poser sur l'horizon des lumières virevoltantes de la ville qui s'étend sous leurs yeux. La période qu'ils traversent actuellement est des plus calmes. Si Mystra ne saurait s'en plaindre, ayant déjà nombre de choses à traiter entre la Toile et les différentes catastrophes magiques engendrées par les mortels, il est probable que Tempus ne commence à trouver le temps long.

« Tu t'ennuies »

Portant le verre à ses lèvres en absorbant une nouvelle gorgée, ses mots sont en demi teintes, entre question et affirmation.


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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Dim 10 Nov - 21:05

« Tu t'ennuies »



Ces mots semblèrent tomber lentement tout au fond d'un puits au fond duquel se trouvait son cœur. L'écho qu'ils produisirent en le touchant résonna douloureusement dans tout son être. Son visage pourtant jovial perdit toute trace d'amusement tandis que ses traits se relâchaient pour laisser transparaitre une certaine tristesse mêlée d'un brin inquiétant de lassitude. A l'instar de sa sœur, son regard se perdit à l'horizon alors qu'une douce brise nocturne venait jouer avec leurs longues chevelures divines, l'une lumineuse comme l'or le plus pur, l'autre blanche telle les neiges éternelles. Les prunelles d'azur du dieu paraissaient jouer le fil de souvenirs lointains qu'il avait peine à penser lui appartenir.

"L'éternité est trop longue et le temps qui passe, trop lent."


Jetant un œil à sa coupe pleine de ce liquide précieux, il ajouta :

"Parfois, je me sens comme ce verre, débordant, et en même temps si vide que s'en est paradoxal. Alors, je m'imagine m'endormir pour ne plus être et laisser mon être déverser toute son usure dans l'existence et peut-être se remplir à nouveau de quelque chose de neuf. Les mortels nous envient nos pouvoirs, notre longévité et notre autorité, mais ils ne savent pas à quel point les dieux peuvent envier leur condition. Bourgeonner, grandir, fleurir et se faner. Tout cela en moins de temps qu'il ne nous faut pour souffler une bougie."



Sur ces mots, il porta le récipient à ses lèvres et laissa lentement le nectar couler en lui, fermant les yeux en pensant à la sensation libératrice d'un repos qui ne viendrait jamais. Alors il laissa son dos aller jusqu'à toucher le plan incliné du toit de la tour et la froide pierre parée d'ardoise blanche. La nuit était belle, dénuée de nuage et éclairée de milles lumières comme autant de rêves porteurs d'espoir. Mais y avait-il vraiment de l'espoir pour des entités qui se perdaient hors du temps qu'ils laissaient couler entre leurs doigts sans que celui-ci n'altère aucunement leur existence, mis à part leur cœur ? Sur cette pensée, une ballade lui revint du fin fond de sa mémoire. C'était un chant qu'il avait entendu il y a très longtemps, il ne se souvenait cependant plus quand, ni qui l'avait entonné mais ses paroles étaient vives dans son esprit.

Tel ce vin qu'il venait d'absorber, il la laissa couler de ses lèvres :
Spoiler:
 

C'était une chanson d'amour mais le thème invoqué était aussi celui du temps perdu. Cependant, ce qui touchait le plus le dieu n'était autre que la mélodie douce et mélancolique qui laissait transparaitre son état d'esprit. Sa voix n'était pas la plus belle, mais elle sonnait juste, arborant des tons graves en demi teintes que le vent semblait porter avec légèreté.

Contrairement à ce que l'on pouvait penser, le dieu de la guerre aimait chanter même s'il ne le faisait que rarement en public. Les complaintes qu'il avait appris à affectionner le plus étaient souvent les plus mélancoliques. Cela, il ne le considérait cependant pas comme une faiblesse, car le faire aurait été se combattre lui-même, ce qui pour le coup aurait frappé le Dieu de la force d'une faille incompatible avec sa nature. Il aimait ce qu'il aimait. C'était aussi simple que cela.

Quand enfin il laissa s'éteindre le flot lent de sa voix, il s'autorisa un léger soupir de soulagement. Le dieu se sentait momentanément plus serein, une rare expression apaisée se dessinant sur son visage. Son regard se portant sur sa compagne de minuit, il lui adressa un sourire paisible qui était aussi rare que la paix de ses traits. D'un mouvement souple, il la resservie en vin elfique avant de faire de même pour lui et de porter sa coupe à mi-hauteur.


"A nos vies passées, présentes et futures... Et puisses-tu ne pas cauchemarder de ma prestation lyrique de ce soir."

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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Lun 11 Nov - 21:50



3ème jour du 1er mois
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Il n'est de solitude qui ne se comble...

Faire taire l'ennui et la lassitude

L'existence divine est longue... si longue...
Pouvons-nous mourir ? Oui. Pouvons-nous nous éteindre ? Oui.
Le souhaitons-nous ? Parfois...
Est-ce mal ? Je ne le crois pas.
Qui pourrait nous en vouloir d'être lassés, parfois fatigués, voire tourmentés...
Les mortels pensent-ils sincèrement que nous sommes exempts de ces sentiments.
Erreur.


Les prunelles claires de Mystra ne quittent pas le visage du dieu qui se tient à ses côtés. L'expression de ses traits, si douce et presque joviale, se teint d'un voile qu'elle ne lui connait que peu. Se pourrait-il que l'ennui emplisse à ce point son existence ? A en croire le profond soupir qui s'extirpe de sa poitrine et les quelques premiers mots qu'il lui adresse, cela en a tout l'air.

Et alors qu'il parle, Mystra en vient à se demander si Tempus a été humain un jour, ou si, comme tant d'autres divinités, il a toujours été ce qu'elle a sous les yeux aujourd'hui. Car si Mystra n'oublie pas son humanité de jadis, elle n'a que trop conscience que les mortels ayant accédé à ce statut ne se compteraient même pas sur les doigts des deux mains. A vrai dire... en dehors de Kelemvor, de Cyric et d'elle-même, trois humains ayant été érigés au Panthéon divin par la main d'Ao pour le premier, par sa fourberie pour le second, et par la volonté de l'ancienne déesse de la magie elle-même pour la dernières, elle ne croit pas avoir connaissance d'autres cas similaires.

« Les mortels ont leurs propres problèmes... Nos existences ne seront jamais les mêmes... alors que nous sommes pour l'heure condamnés à vivre ensemble sur les mêmes mondes »

Esquissant un bref sourire, la divine se demande quelle pouvait être l'existence de ses frères et soeurs du temps où ils vivaient tous en terre divine. Un royaume de magie divine, un royaume inaccessible aux mortels, un royaume désormais inaccessible à quiconque en dehors du père des dieux, Ao. Une punition dont personne ne sait quand ni même si elle sera levée un jour.

La voix de la Guerre s'élève vers la voûte sombre en un chant empreint de nostalgie, presque mélancolique. Comme deux amis réunis après de longues années par un coup du sort qu'aucun des deux n'aurait pu envisager, Mystra s'allonge à même les ardoises de perle du toit de la tour du Palais d'Argent. Calant sa nuque sur ses poignets qu'elle croise sous sa tête, la divine ferme les yeux le temps de cette brève chanson, ne les rouvrant pas tant que la voix de Tempus envahit l'espace qu'ils partagent.

Ce n'est que lorsqu'il achève sa mélopée, remplissant à nouveau le verre de la Magie avant de le lui rendre, que Mystra se redresse en le dévisageant d'un air soudainement très amusé alors que rien ne semble expliquer cette étrange impression qui se dessine sur ses traits.
Un peu à la manière d'une enfant venant de trouver une nouvelle bêtise à concrétiser, elle pose son menton dans la paume de sa main en gardant l'espiègle sourire qui se dessine sur ses traits.

« J'ai été humaine autrefois, comme tu le sais. Mais je ne crois pas que toi tu l'aies jamais été... »

Doucement elle se redresse quelque peu en approchant ses lèvres de l'oreille du dieu, comme si elle s'apprêtait à lui confier un secret assez important pour ne pas risquer d'être entendu par d'indiscrètes oreilles.

« Veux-tu devenir mortel, Tempus ? » Chuchote-t-elle d'une voix teintée d'amusement.

S'éloignant un peu de lui, elle le dévisage d'un regard qui, s'il semble enthousiaste à l'idée qu'elle vient de lui proposer, est on ne peut plus sérieux. Il semblerait... que sa question soit vraiment tout ce qu'il y a de plus sincère.

« Je peux le faire si c'est ce que tu désires. » Entame-t-elle en hochant doucement la tête. Puis poursuivant plus pour elle-même que pour Tempus, elle pose un index sur sa lèvre inférieure tout en levant les yeux vers le ciel. « Evidemment ça ne durera pas très longtemps, une journée tout au plus, car il serait dangereux pour toi de te laisser dans cet état trop longtemps... sait-on jamais. Tu perdrais la majorité de tes pouvoirs pour accéder à ceux du commun des mortels, aucun ne pourrait discerner ton essence divine. Dans ce cas il faudrait quand même que je t'entoure d'une barrière magique, juste au cas où... je ne veux pas courir le moindre risque... » Reportant son attention sur le dieu comme si elle venait de se rappeler qu'il était quand même à ses côtés, elle lui adresse un sourire amusé. « Qu'en dis-tu... Veux-tu devenir mortel l'espace de quelques heures ? »

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Tempus
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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Dim 17 Nov - 16:58

« Veux-tu devenir mortel, Tempus ? »


Une seule question, encore une fois, eut le pouvoir de déclencher en Tempus tout un tas d'émotion. D'abord, la surprise, puis une certaine incrédulité avant de comprendre que la Déesse des magies était on ne peut plus sérieuse. Elle lui expliqua avec un air amusé mais sincère qu'elle pouvait momentanément le transmuter en ce qu'il avait envié un instant plus tôt. Le Dieu l'écouta un sourire s'esquissant peu à peu sur son visage. Il sentait quelque chose de fort monter en lui, quelque chose qu'il n'avait plus sentie depuis très longtemps. La jeune Déesse de toutes les magies semblait prendre tout cela avec une certaine malice qui lui plaisait. Devenir mortel l'espace de quelques heures... Le simple fait de toucher cette idée du bout des doigts était plaisant. Mais tout comme les mirages, il la laissa s'envoler au loin et disparaitre, soufflée par les vents de son esprit.


Après avoir savouré les mots de la Magie durant quelques précieuses secondes, le sourire du Marteleur s'élargit, jusqu'à ce qu'il ne puisse plus retenir en lui le sentiment qui y avait grandit. Alors, tout simplement, il explosa de rire. Nulle moquerie ne se cachait derrière son hilarité, juste l'expression de sa joie pure. Son exclamation amusée mais puissante, s'en alla résonner plus bas, dans les rues illuminés. Nul mortel ne pourrait cependant les voir sans prêter une attention particulière à la flèche de la tour du palais, ce qui en l'espèce était peu probable. De toute façon, en cet instant, l'idée que cela put se produire importait peu à Tempus. Sentant son rire se tarir après quelques instants, il laissa une main sur ses côtes et posa l'autre avec bienveillance sur la tête de sa cadette.

"Aahh... ah !... Tu es bien trop gentille, ma chère, et ce n'est pas quelque chose que je déteste, au contraire, mais je dois refuser. Chacun à ses devoirs. Comme tu l'as si bien dit, si jamais il devait m'arriver quelque chose alors que j'eus revêtis cette forme, il en résulterait de nouvelles tourmentes. J'aurais d'ailleurs honte de te faire porter une quelconque responsabilité dans l'accomplissement de l'une de mes lubies. Je suis un Dieu et non un mortel, c'est un fait immuable. D'aussi loin que je puisse me souvenir, cela a toujours été, et cela restera tant que le Vieux n'aura pas accompli son plan, quel qu'il soit. Il a toujours un plan et j'avoue que je suis curieux de savoir ce qu'il nous mijote."


Le Vieux faisait bien sûr référence à Ao, le père des Dieux, celui qui les avait banni sur un coup de tête, ou d'un coup de tête... Tempus ne s'en souvenait pas bien. C'était d'ailleurs peut-être les deux mais passons. Tempus était persuadé que la prétendue punition que tous les panthéons devait endurer n'avait pour seul but que d'atteindre un objectif dont seul son instigateur avait conscience. Ayant la plupart de ses souvenirs scellés par les bons soins du Grand Papa, le Dieu de la guerre ne portait pas un grand intérêt à les récupérer ni d'ailleurs à repartir un jour pour le royaume Divin. Il attendait patiemment et souvent avec ennui que le Vieux commence à bouger. Ainsi commencerait le spectacle de marionnette auquel toute la création devait prendre part. Tempus voyait mal toute l'affaire se terminer par un pétard mouillé. On aurait sans doute droit à quelques beaux feux d'artifice avant un bouquet final qui allait faire passer le combat premier entre Shar et Séluné pour une vulgaire bagarre de comptoir. C'était la conviction du Dieu et celle-ci faisait frémir de plaisir la bête de guerre qui sommeillait violemment en lui. Il la caressa mentalement, l'encourageant à se rendormir. Cette créature qui l'habitait faisait partie de lui, c'était sa nature profonde et violente qu'il n'avait plus lâché depuis... depuis une éternité en fait. Cependant, tout le monde savait ou présentait qu'il ne fallait absolument pas mettre en colère Tempus. C'était comme se tenir devant une grotte sombre où, sans savoir ce qui s'y cachait, on sentait qu'il s'agissait d'un territoire qu'il valait mieux ne pas pénétrer si on tenait à sa propre vie et à celles des autres.


Tempus retira sa main des cheveux de la déesse et laissa passer l'expression féroce et excitée qui avait un instant habité ses traits alors qu'il pensait au Vieil Hermite. Son visage retrouvant le calme précédemment affiché pour décocher un sourire adouci à sa cadette, il revint au sujet sous un autre angle.

"Mais toi, Mystra, n'as-tu pas envie de redevenir Minuit ? Il est certainement plus dur d'abandonner quelque chose que d'envier ce qu'on a jamais vécu. Cela est d'autant plus vrai, au vu des circonstances qui t'ont amené à devenir notre sœur. Je ne souhaite bien sûr pas te forcer mais si le cœur te dit de te confier, sur mon honneur, je serai heureux de te servir d'écoute."

Tempus savait à quel point parler pouvait faire du bien à quelqu'un. Il ignorait si la déesse était réellement encore meurtrie après toutes ses centaines d'années, mais il était une vérité indéniable que les souvenirs pouvaient parfois nécessiter d'être exorcisé.  

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Je n'ai cure de la faiblesse et des larmes,

Que seule la force d'une main serrée sur une arme

Puisse étancher bien mieux qu'aucun charme.

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Mystra
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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Lun 18 Nov - 20:46



3ème jour du 1er mois
Saison Printanière de l'an 1000


Insondable

La Vérité ne sera révélée ni ici, ni maintenant

Te souviens-tu de la première fois que nous nous sommes vus ?
Je m'en rappelle comme si c'était hier.
Comme si mille ans ne s'étaient pas écoulés depuis.
Quelle importance désormais.
Les souvenirs doivent être préservés, jamais ressassés.
Tu seras toujours là, sans doute.
Et je répondrai toujours présente quand tu auras besoin de moi.


Les expressions qui passent sur le visage du dieu de la Guerre sont aussi nombreuses que les arbres régnant au coeur de la Forêt Impénétrable. Amusé et joyeux, colérique et agressif, tempétueux et violent, calme et observateur. N'est-ce là que quelques unes d'entre elles. Elles sont légions et à cet instant, en cette belle soirée où la fraîcheur de la Saison Hivernale tarde encore à vraiment se dissiper, Tempus lui permet d'entrevoir plusieurs de ces expressions disparates dont il est le détenteur.

Il rit à gorge déployée comme si elle venait de lui sortir la blague la plus risible de la création. Il ne se moque pas, non, cela semble évident. Et pourtant, difficile de dire si sa proposition l'amuse parce qu'elle le tente, ou au contraire parce qu'il la trouve saugrenue.
La Divine lui adresse un sourire pas moins amusé que le rire qui se disperse de la gorge du Dieu. Son fou rire se calme doucement alors que sa paume se pose au sommet du crâne de la Magie, en l'attitude qu'un frère pourrait avoir avec sa jeune soeur. Un élan qui réchauffe son coeur bien plus qu'il ne pourra l'imaginer sans doute et bien plus qu'elle ne le laisse paraître. Car comme à son habitude, la Magie s'auréole bien souvent d'un opaque mystère que peu est à même de percer.

« Tu as sans doute raison... Mieux vaut éviter de prendre de tels risques » Lui accorde-t-elle dans un délicat sourire alors qu'elle manque de s'étouffer lorsqu'il appelle Ao le "Vieux".

Le toisant d'un regard réprobateur. On dirait à cet instant que leurs places viennent d'être échangées. Mystra arborant les couleurs de la grande soeur moralisatrice, et Tempus du petit frère turbulent.
Certes il n'a pas tort. Nul ne peut s'enhardir de savoir ce que le Père a derrière la tête, même pas Heaum sans doute... Et si Mystra n'est pas la déesse la plus protocolaire qu'il soit, ayant vu pour la seule et unique fois Ao alors qu'elle était encore mortelle, elle en garde un souvenir de puissance si grande qu'elle en aurait presque le souffle coupé, encore aujourd'hui. Alors l'appeler en des termes aussi peu élogieux... ce n'est sans doute pas la façon la plus discrète de discerner ce qui se cache derrière cette punition commune.

« Hum...? »

Tirée de sa réflexion du moment par la voix mélodieuse de Tempus qui s'élève une nouvelle fois vers la voûte sombre qui s'étend au-dessus de leurs têtes, le regard de Mystra se voile un bref instant.

« Revenir humaine... » Répète-t-elle presque dans un murmure.

Combien de fois l'a-t-elle rêvé...? A vrai dire presque tous les jours depuis ce dernier millénaire, ce qui fait beaucoup... beaucoup trop, même. Il y a nombre de choses qu'elle apprécie en tant que divinité, mais il y a aussi une charge infernale qui pèse sur ses épaules en permanence. Mais tout cela n'est finalement qu'une mauvaise excuse. La seule qui lui fait parfois regretter sa mortalité, c'est la relation perdue à jamais.

« Parfois oui... » Finit-elle par répondre en reposant ses prunelles claires sur Tempus.

Un fin sourire se dessine sur ses lèvres. La Guerre confident de la Magie, allons bon.

« Je te remercie de ta sollicitude Tempus, mais tout va bien ne t'en fais pas »

Est-ce un mensonge ? A moitié. Tout ne va pas mal. Tout ne va pas bien. Est-ce la complexité de l'être auxquels les dieux eux-mêmes doivent également se plier. L'humeur va et vient, les souvenirs avec elle. Des souvenirs à même de réveiller quelques pans d'amertume ou au contraire de joie. Cela passe toujours, quel que soit le temps que cela prend.

« Dis moi Tempus, que dirais-tu d'un tournoi entre nos jeunes recrues ? Mes apprentis mages contre tes apprentis guerriers ? »

Maîtrise du changement de sujet, balle dans le camps de la Magie.
Cependant, si elle semble on ne peut plus sérieuse en lui disant ses mots, un certain amusement se dessine dans sa voix alors qu'elle s'adresse à la Guerre.

« Amical, cela va de soi. Pas de mise à mort, de sang versé et autre du même acabit, que je ne saurais de toutes façons tolérer, tu le sais » Lance-t-elle tout en agitant légèrement la main pour appuyer ses propos.

« Les évènements sont bien calmes ces derniers temps. Si je ne m'en plains pas, tu t'en ennuies et nos jeunes aussi, je le sais. Je les vois déambuler dans la ville avec leur grimoire sous le bras, la bouche entrouverte prête à bailler dès que le coeur leur en dira » Poursuit-elle en éclatant soudainement de rire.

« Enfin, je pense que ça les désencroûterait un peu et au moins ça aura le mérite de les mettre à l'épreuve et de les occuper. Qui plus est... » Elle esquisse un sourire chaleureux alors que sa paume se pose à son tour au sommet de la chevelure diaphane de la guerre « ...ça rapprocherait nos fidèles qui ont parfois des points de vue assez opposés et qui sait... pourquoi pas forger de belles amitiés qui pourront plus tard s'avérer précieuses »

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MessageSujet: Re: Ne te retournes jamais [Libre]   Dim 12 Jan - 9:32

Mystra avait esquivé sa question sans pour autant l'ignorer puisqu'elle lui avait donné une réponse. Tempus ne lui en voulait pas, chacun avait son jardin secret qu'il était libre de partager si le besoin s'en faisait sentir. Il était cependant curieux que deux dieux parlent ainsi de la mortalité auquel ils échappaient aussi bien l'un que l'autre ; chacun l'effleurant du bout des doigts comme un songe auquel ils ne pouvaient, pour des raisons aussi diverses que les mondes, toucher sans le voir s'évanouir dans la pénombre.




C'est alors que la Magie lui fit une proposition à laquelle il ne s'attendait pas. Un tournoi ? Un tournoi opposant leurs disciples trop oisifs... L'idée avait du charme et quoi qu'on en dise, un bon guerrier valait autant qu'un premier de la classe en magie, et inversement. Le dieu de la guerre, bien qu'affichant un penchant prononcé pour les affrontements où le métal chantait, ne dédaignait pas le charme esthétique d'un combat entre mages. Bien utilisé, un groupe d'érudit bourré de pouvoir pouvait plier une bataille dans un sens comme dans l'autre. Bien sûr, cela avait ses revers car les magiciens ne possédaient pas suffisamment de ressources pour durer tous le long d'une bataille. C'était un peu comme une arbalète ne pouvant tirer qu'un seul carreau. Une fois le coup porté, ils devenaient rapidement inaptes à poursuivre le combat. Il fallait donc pourvoir à leur défense jusqu'à ce qu'ils aient pu battre en retraite une fois épuisé. En effet, l'adversaire prenait généralement toutes ses dispositions pour faire de l'escouade magique ennemi une cible privilégié de ses divisions d'archers. C'était pourquoi, Tempus préconisait toujours de placer quelques unités d'infanterie lourde pour les protéger. Leurs larges boucliers couvrant la retraite des mages à la perfection.




Tempus avait remarqué l'amusement dont vibrait la voix de la déesse malgré un visage bien sérieux. Le dieu de la guerre se demanda un instant comment un spectateur jugerait les deux divinités s'il avait pu les observer depuis le début de la soirée... Deux gosses cherchant à faire des bêtises pensa-t-il alors qu'elle se mettait à rire à l'évocation de ses fidèles plein d'ennui. C'était son propre jugement. En ce qui le concernait, il était conscient d'être parfois quelques peu imprévisible mais il semblait que Mystra malgré son air angélique n'ait rien à lui envier d'un certain point de vu. La malicieuse déesse de la Magie posa la main sur la chevelure de Tempus alors qu'elle bouclait les termes de sa proposition. Un sourire se dessina sur ses lèvres, cette image divine un tantinet terni lui plaisait bien.

"J'en dirais que c'est une idée brillante, ma chère. Mais si le but est de rapprocher nos oisillons, il serait plus sage d'organiser un tournoi où ils seraient obligés de coopérer. Du deux contre deux, un de tes disciples faisant équipe avec l'un des miens. Cela risque de faire des étincelles au début mais le jeu en vaut la chandelle. Bien sûr, pas de mise à mort. Pour ce qui est des effusions de sang, cela semble peu réaliste de les interdire mais je suis d'accord que toute blessure grave doit être écartée. Si le tournoi est une réussite, nous pourrions même envisager de tester ces nouvelles combinaisons en combat réel... J'ai noté la présence de quelques nids de chiroptères en venant, à environ 10 lieux d'ici (40 km), niché sur l'un de ces pics que l'on voit là au loin. D'ici 6 mois, ils se seront suffisamment reproduit pour que leur zone de chasse aille traverser tes routes commerciales. Ces saletés de chauves-souris géantes sont sacrément vorace... Il faut les exterminer avant que cela n'arrive car accéder à leurs nids risque d'être compliqué et cela ne s'arrangera pas avec la croissance de leur population."


Tempus n'était pas passionné par l'extermination des nuisibles mais ces créatures, il devait le reconnaitre, était une vrai plaie à déloger. Assez puissantes pour enlever dans les airs un porcelet, leur agilité et leur nombre compensaient grandement leur fragilité. Un coup d'épée et elles tombaient à terre où il était facile de les achever. La véritable difficulté était de détruire les nids qui se trouvaient souvent dans des endroits peu accessibles et donc peu pratique pour se battre. Si on y arrivait cependant, les chiroptères survivantes se dispersaient jusqu'à ce qu'une nouvelle reine les regroupent à nouveau. Mais, cela pouvait prendre un certain temps car il fallait qu'une femelle alpha migre des terres sauvages jusque dans la région désinfestée.

"Il faudrait aussi penser à une récompense pour les gagnants... Quelque chose qui puisse intéresser à la fois un magicien et un guerrier. Je ne suis pas sûr que de l'or soit approprié... Un cour particulier avec leur dieu respectif peut-être ? Dans tous les cas, les retombés commerciales du tournoi pour Lunargent seront extrêmement bénéfiques. Bien sûr, j'imagine que le tournoi se déroulera bien ici ? Mon domaine est constitué de petits villages rustiques, rien qui puisse accueillir une telle manifestation."

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